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CGEM : Le duo Chakib Alj et Mehdi Tazi présente son bilan

CGEM : Le duo Chakib Alj et Mehdi Tazi présente son bilan

Réélu en mai 2023 à la tête de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le duo Chakib Alj et Mehdi Tazi a achevé son second mandat (2023-2026) placé sous le signe de la «libération des énergies pour une croissance durable et inclusive». 

Durant trois ans, le binôme s’est attaché à consolider la relance économique, moderniser le cadre des affaires et préparer les entreprises aux mutations structurelles de l’économie. 
Quatre priorités majeures ont guidé les actions de cet exécutif. Il s’agit notamment de l’amélioration du climat des affaires, du développement du capital humain, de la promotion de l’inclusion et de la préparation de l’économie de demain.

Les réalisations du volet climat des affaires
L’exécutif a présenté sa contribution au chantier d’amélioration du climat des affaires. Il s’agit notamment de la contribution à l’adoption de la loi 69-21 sur les délais de paiement, visant à encadrer les retards entre entreprises. Une réalisation particulièrement saluée par Chakib Alj qui a tenu à rappeler son importance pour le tissu productif qu’est la TPE, qui est la plus exposée à ces risques. Cette loi s’est accompagnée de la mise en place d’un système de sanctions pécuniaires pour les entreprises dépassant les délais réglementaires afin de renforcer la discipline de paiement.

Par ailleurs, l’organisation patronale a activement participé à la réforme des marchés publics, introduisant des mécanismes favorables aux TPME, notamment la réservation de 30% des marchés et une préférence nationale. Elle a également contribué à la mise en œuvre d’un dispositif spécifique à la TPME dans la Charte de l’investissement afin de soutenir la modernisation des capacités productives et l’investissement de ce tissu productif. Le déploiement du dispositif s’est fait avec l’appui des représentations régionales pour une meilleure mise en œuvre.

Sur le plan fiscal, la CGEM a plaidé pour une réforme progressive de l’impôt sur les sociétés avec une convergence progressive vers une grille cible autour de 20% pour les PME et 35% pour les grandes entreprises, garantissant une meilleure lisibilité et compétitivité du secteur privé national. Aussi, l’exécutif note le dépôt de 48 amendements pour la Loi de Finances 2026 et des mesures de soutien au pouvoir d’achat notamment la réduction ou l’exonération de la TVA sur certains produits de base, la refonte du barème de l’IR. 

La simplification des procédures administratives a constitué un autre chantier clé. La CGEM a mené un travail de diagnostic et de plaidoyer pour réduire les lourdeurs administratives, en promouvant entre autres la substitution de la logique d’autorisation discrétionnaire par des cahiers des charges et des procédures normalisées notamment dans les autorisations urbanistiques. A cela s’ajoute la contribution à la dématérialisation des démarches administratives avec l’appui d’une startup marocaine.

En matière d’opérations de change, un canal direct de remontée et de traitement des cas pratiques a été mis en place dès 2025, en collaboration avec l’Office des changes pour faciliter l’instruction des dossiers complexes et l’identification des blocages opérationnels rencontrés par les opérateurs économiques.

Enfin, le chantier d’amélioration du climat des affaires aura porté sur l’aspect logistique de l’activité de la PME. Le lancement du programme «PME Supply Chain», doté d’un budget de 100 millions de dirhams sur 5 ans vise à accompagner la modernisation logistique des PME via la digitalisation, l’optimisation des flux et la montée en compétences. L’exécutif aura par la même occasion réactivé l’Observatoire de la compétitivité logistique au cours de ce mandat. 

Le volet capital humain
Le mandat du duo Chakib Alj et Mehdi Tazi a également été marqué par des avancées sociales importantes. La promulgation de la loi organique sur le droit de grève, attendue depuis des décennies, constitue une réforme majeure à laquelle la CGEM a contribué pour garantir un équilibre entre droits sociaux et continuité économique.

En matière de formation, l’organisation a plaidé pour une refonte du système de formation continue, jugé inefficace. En effet, sur quelque 2,8 milliards de dirhams de la taxe de la formation professionnelle (TFP) à laquelle contribue l’ensemble des entreprises, seulement 1% de celles-ci en bénéficient. L’exécutif aura également lancé plusieurs initiatives comme l’Académie sociale ou encore le Morocco Innovation Lab, destiné à rapprocher entreprises, startups et recherche. 

La modernisation du Code du travail a également été portée comme priorité de la mandature. L’objectif visé était d’atteindre un rééquilibrage du code en vue des nouvelles réalités économiques et sociétales, d’adapter le cadre légal aux réalités économiques et de favoriser l’emploi. Les propositions d’amendement reposent sur des aspects généraux, à savoir plus de flexibilité, une meilleure gestion des crises courtes et longues et les mesures disciplinaires. 

Les volets responsabilité sociétale et inclusion économique
151 entreprises au total labellisées RSE au terme de la mandature et une reconnaissance internationale traduite par l’intégration au réseau Responsibility Europe. Parallèlement, le mandat aura été marqué par le lancement du label PME responsable visant à diffuser ces pratiques au sein des petites structures ainsi que la publication en décembre 2025 des nouveaux Codes de bonnes pratiques de gouvernance, élaborés par la Commission nationale de gouvernance d’entreprise (CNGE) co-présidée par la CGEM et le ministère de l'Investissement, de la Convergence et de l'Evaluation des politiques publiques (MICEPP). On note aussi l’instauration du baromètre de la gouvernance responsable.

Des initiatives en faveur de l’inclusion des femmes ont également été déployées, notamment le lancement de la 2ᵉ phase de la plateforme Morocco4Diversity pour accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de politiques d’inclusion et d’égalité des chances. Mais aussi, la signature d’une convention avec le Groupe AMH afin de renforcer l’employabilité et l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. 

Préparer l’économie marocaine de demain
Le quatrième axe du mandat s’est concentré sur les transformations structurelles de l’économie. La CGEM a contribué à la promotion du label «Made in Morocco», à l’organisation de la Journée nationale de l’industrie et à l’accompagnement de la transition bas carbone des entreprises.
Elle s’est également engagée dans le soutien à l’innovation et aux startups, notamment à travers l’initiative «CGEM Tech for Founders» et sa participation à la stratégie Digital Morocco 2030. 
En matière de R&D, 160 projets ont été financés dans le cadre du programme Tatwir, avec un investissement global d’environ 850 millions de dirhams, avec une prime à l’innovation industrielle de 311,4 MDH (42,4%) représentant la contribution de l’État.

Une diplomatie économique renforcée
Le mandat a aussi été marqué par une intensification de la diplomatie économique. Plus de 25 missions ont été organisées à l’international, avec un accent particulier sur l’Afrique, l’Europe et l’Asie. L’objectif étant d’intégrer davantage les entreprises marocaines dans les chaînes de valeur mondiales et ouvrir de nouveaux marchés. 

Une gouvernance modernisée
Enfin, la CGEM a engagé une réforme de sa gouvernance, avec une révision de ses statuts et de son règlement intérieur, adoptée en 2025. Celle-ci vise à renforcer la transparence, élargir la participation, notamment des jeunes entrepreneurs, et améliorer l’efficacité institutionnelle. 
La mandature aura également mis en place la gouvernance de ses fédérations et régions récemment créées. Il s’agit notamment de la Fédération marocaine des entreprises de service de santé (FMAESS) avec l'élection de Rochdi Talib et le Pr. Redouane Semlali, respectivement en tant que président et vice-président général. L'élection de Mustapha Oubarka et Ismaïl Arafat Sabour, respectivement aux fonctions de président et vice-président général régional de la CGEM à Guelmim-Oued Noun.

La transformation digitale de la Confédération s’est faite à travers la plateforme MYCGEM, l’espace digital dédié qui centralise l’ensemble des démarches et services de la Confédération. La mandature aura également exécuté la rénovation du siège de la confédération afin d’en faire un lieu à l’image de l’organisation qu'elle construit : plus moderne, plus ouverte et plus collaborative. 
Au terme de ces trois années, le président sortant Chakib Alj s’est dit globalement satisfait de sa mandature malgré des chantiers qu’il aurait voulu finir au bout de ce mandat notamment le chantier sur le code du travail. Cependant, il se dit confiant quant au niveau déjà atteint dans l’application des amendements. Les fiertés portent, quant à elles, sur la réussite de la loi en faveur des délais de paiement qu’il juge prioritaire pour soutenir le tissu productif qu’est la TPE.

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