Les entreprises des services marchands non financiers et du commerce de gros ont évolué dans un contexte marqué par des dynamiques contrastées au premier trimestre 2026.
C’est ce qui ressort des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le haut-commissariat au Plan (HCP), qui mettent également en évidence des perspectives globalement plus optimistes pour le deuxième trimestre.
Au premier trimestre 2026, l’activité des services marchands non financiers a reculé selon 50% des chefs d’entreprise interrogés, tandis que 24% ont signalé une hausse de l’activité.
Cette évolution s’explique principalement par le repli observé dans les branches des télécommunications et des transports aériens. A l’inverse, les activités d’entreposage et services auxiliaires des transports ainsi que les transports par eau ont enregistré une progression. Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur s’est établi à 74%.
Du côté des carnets de commandes, 86% des dirigeants les jugent à un niveau normal. En matière d’emploi, 37% des entreprises ont enregistré une augmentation de leurs effectifs, alors que 49% ont fait état d’une stabilité.
Le commerce de gros affiche une relative résilience
Dans le commerce de gros, les ventes sur le marché local ont été jugées stables par 59% des grossistes et en hausse par 22%.
Cette évolution est portée par la progression des ventes dans le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac, le commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ainsi que le commerce de gros d’autres équipements industriels.
A l’opposé, les autres commerces de gros spécialisés, notamment ceux liés aux combustibles, minerais et métaux, ainsi que le commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication, ont enregistré une baisse de leurs ventes.
L’emploi est resté stable selon 84% des chefs d’entreprise. Les stocks de marchandises ont été jugés normaux par 75% des grossistes.
Concernant les prix de vente, 54% des entreprises ont observé une stabilité, tandis que 42% ont signalé une hausse.
Un regain d’optimisme pour le deuxième trimestre
Pour le deuxième trimestre 2026, les anticipations des chefs d’entreprise des services marchands non financiers font ressortir une amélioration de la conjoncture.
Ainsi, 46% des répondants prévoient une augmentation de l’activité, alors que 15% anticipent une baisse.
Cette progression attendue serait soutenue par la reprise des transports aériens, de l’entreposage et des services auxiliaires des transports, des transports terrestres et par conduites ainsi que de l’hébergement.
En revanche, les activités de programmation et diffusion ainsi que les activités de poste et de courrier devraient connaître un recul.
S’agissant de la demande, 49% des entreprises anticipent une stabilité et 40% une augmentation. Concernant l’emploi, 59% des dirigeants prévoient un maintien des effectifs, tandis que 26% tablent sur une hausse.
Dans le commerce de gros, les perspectives demeurent orientées à la hausse mais à un rythme mesuré.
Pour le deuxième trimestre 2026, 23% des grossistes anticipent une progression du volume global des ventes et 67% prévoient une stabilité.
Cette évolution serait principalement alimentée par les autres commerces de gros spécialisés, notamment ceux liés aux combustibles, minerais et métaux, ainsi que par le commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants et celui des produits alimentaires, boissons et tabac.
Par ailleurs, 81% des entreprises estiment que les commandes devraient se situer à un niveau normal au cours du trimestre. La même proportion, soit 81%, prévoit une stabilité des effectifs.