À l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), qui se tient du 20 au 28 avril 2026 à Meknès, le Groupe OCP dévoile une vision structurée et ambitieuse de l’agriculture de demain.
Acteur de référence dans la nutrition des plantes, OCP capitalise sur une ressource naturelle stratégique (le phosphate) pour bâtir un modèle agricole intégré. Présent dans plus de 350 marchés avec plus de 17.000 collaborateurs, le groupe marocain s’inscrit dans une logique de transformation industrielle durable, soutenue par un programme d’investissement de 13 milliards de dollars sur la période 2023-2027.
L’objectif est clair : produire de manière plus efficiente tout en réduisant l’empreinte environnementale, grâce notamment au développement d’énergies et d’intrants bas carbone. Une ambition qui s’appuie sur l’innovation, portée notamment par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), et sur des entités spécialisées comme OCP Nutricrops ou SPS.
Le pavillon OCP au SIAM 2026 illustre concrètement cette approche intégrée. Il met en scène le rôle central du phosphore tout au long de la chaîne agricole : de l’extraction minière à l’alimentation animale, en passant par la fertilité des sols et la croissance des plantes.
Cette vision repose sur un principe fondamental : la production animale ne peut être dissociée de la qualité des cultures, elle-même dépendante de la fertilité des sols. Ainsi, l’amélioration des performances agricoles passe par une compréhension fine des interactions entre les différents maillons du système.
La fertilisation de précision
Une contribution directe et indirecte à l’élevage
L’implication d’OCP dans l’alimentation animale s’opère à deux niveaux. D’une part, à travers la fertilisation des cultures fourragères, qui conditionne la qualité de l’alimentation du bétail. D’autre part, via des solutions spécifiques comme la gamme Phosfeed®, dédiée à la nutrition animale.
Ces produits contribuent à améliorer la santé des animaux, à optimiser les performances des élevages et à renforcer leur rentabilité, tout en intégrant des considérations environnementales.
Par ailleurs, des innovations comme la roche phosphatée réactive permettent de restaurer la fertilité des sols acides, particulièrement répandus à l’échelle mondiale. Les résultats observés sont significatifs, avec des gains de productivité pouvant atteindre +118% dans certaines conditions.
Dans un contexte de croissance démographique et de pression accrue sur les ressources, OCP cherche à concilier deux impératifs souvent perçus comme antagonistes : produire davantage et préserver l’environnement.
Cette stratégie se traduit par une agriculture plus raisonnée, une réduction de l’intensité des intrants et le développement de pratiques innovantes comme le “carbon farming”, visant à capter le carbone dans les sols tout en améliorant leur fertilité. L’ambition est de contribuer simultanément à la sécurité alimentaire mondiale et à la lutte contre le changement climatique, en cohérence avec les Objectifs de développement durable des Nations unies.
Au-delà des performances industrielles, le modèle OCP se distingue par son impact socio-économique. Le programme Al Moutmir, par exemple, a déjà accompagné plus de 40.000 agriculteurs, avec un taux d’adoption de l’analyse de sol atteignant 70%. Ces initiatives favorisent la professionnalisation des pratiques agricoles, l’amélioration des rendements et le développement des filières locales. Elles bénéficient également aux systèmes d’élevage, en renforçant la qualité des cultures fourragères.
De leur côté, la Fondation OCP et la Fondation Phosboucraa multiplient les actions en faveur du développement rural, de la formation et de l’entrepreneuriat, avec des centaines de milliers de bénéficiaires à la clé.