À travers l’organisation d’un atelier de formation à Rabat au profit de l’Union des Comores, le Maroc confirme son rôle actif dans l’accompagnement des administrations douanières africaines. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de la ZLECAf et de structuration des échanges intra-africains.
Du 13 au 17 avril 2026, Rabat a abrité un atelier de formation de formateurs consacré aux règles d’origine inhérentes à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Organisé au profit de cadres de la Douane comorienne, cet atelier s’inscrit dans une logique de montée en compétences des administrations africaines, condition essentielle à l’opérationnalisation effective de la ZLECAf.
Les règles d’origine constituent en effet un pilier technique central du libre-échange, permettant de déterminer la provenance des marchandises et de garantir l’accès aux préférences tarifaires. Leur maîtrise est déterminante pour fluidifier les échanges et éviter les distorsions commerciales.
L’initiative est portée par l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII), à travers son programme AfriDou@ne, en partenariat avec l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et l’Union européenne (UE), dans le cadre de la “Facilité d’appui à la mise en œuvre de la ZLECAf”.
La présence conjointe de ces acteurs traduit une volonté de convergence des efforts internationaux autour d’un objectif commun : renforcer les capacités douanières africaines et harmoniser les pratiques, afin de soutenir l’intégration économique du continent.
Au-delà de la dimension théorique, l’atelier a été conçu comme un espace d’échange entre pairs, combinant sessions interactives, travaux pratiques et présentations individuelles. L’objectif : doter les participants non seulement de connaissances techniques, mais aussi de compétences pédagogiques leur permettant de diffuser ces acquis au sein de leurs administrations.
Cette approche de “formation de formateurs” a pour but d’assurer un effet multiplicateur, en ancrant la montée en compétences dans la durée.
Les participants ont également bénéficié de visites de terrain, notamment à l’Institut de Formation Douanière de Benslimane et au port de Casablanca. Ces immersions ont permis d’illustrer concrètement les pratiques marocaines en matière de formation et de gestion douanière, tout en mettant en lumière les avancées du Royaume dans la modernisation de ses dispositifs.