Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a assuré que les liens unissant l’Espagne et le Maroc figurent parmi les «plus solides au monde».
Dans un entretien accordé au quotidien El Periódico, il a mis en avant la solidité et la maturité d’un partenariat qu’il considère aujourd’hui à son apogée.
Le chef de la diplomatie espagnole a dressé un tableau résolument optimiste des relations bilatérales.
Selon lui, Rabat et Madrid traversent actuellement la phase la plus aboutie de leur histoire commune, marquée par une convergence d’intérêts et une coopération renforcée dans plusieurs domaines stratégiques.
Sur le plan économique, José Manuel Albares a souligné la progression soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays.
Le volume du commerce bilatéral a ainsi atteint un record de 21 milliards d’euros, témoignant du dynamisme des flux d’investissements et de la complémentarité croissante des deux économies.
La coopération sécuritaire constitue un autre pilier de cette relation. Le ministre espagnol a salué une «coopération exemplaire» entre les services policiers et judiciaires des deux Etats, estimant qu’elle joue un rôle déterminant dans la lutte contre les réseaux criminels, la gestion des flux migratoires irréguliers et la consolidation de la sécurité partagée.
Il a également insisté sur la portée stratégique de la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
A ses yeux, cet événement représente bien plus qu’un rendez-vous sportif : il incarne un vecteur puissant de coopération régionale et de rapprochement durable entre les peuples.
Enfin, José Manuel Albares a rappelé la dimension culturelle et humaine qui sous-tend cette relation. Il a notamment relevé que le Maroc abrite le plus important réseau d’Instituts Cervantes au monde, illustration concrète de l’intensité des échanges culturels et des liens profonds tissés entre les sociétés marocaine et espagnole.