Plus d'infos Tout voir

Dialogue social : Hausses de salaires, SMIG et retraites au cœur du bilan

Dialogue social : Hausses de salaires, SMIG et retraites au cœur du bilan

En consécration de l’importance du dialogue social, qui s’inspire des Hautes Directives Royales, le gouvernement a veillé, dans le cadre de l’institutionnalisation du dialogue social et conformément à la charte nationale du dialogue social, à inviter les centrales syndicales les plus représentatives, l’Union Générale des Entreprises du Maroc, ainsi que la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural à une série de réunions dans le cadre de la session d’avril 2026, présidées par le Chef du gouvernement. 

Ces réunions ont été l’occasion de faire le point sur les principales réalisations du dialogue social et les engagements mutuels des différents partenaires. 

Cette session se tient dans un contexte marqué par un bilan riche en réalisations, grâce à la conjugaison des efforts de l’ensemble des partenaires concernés et leur implication positive dans le mise en œuvre des dispositions des accords sociaux, ce qui a permis d’augmenter les revenus des travailleurs, d’améliorer leur pouvoir d’achat et de renforcer leur protection sociale. 

Dans ce cadre, le Chef du gouvernement a présenté un bilan détaillé des résultats des différentes sessions du dialogue social, tenues tout au long du mandat gouvernemental, qui a porté essentiellement sur : 

Au niveau du secteur public, l’augmentation générale des salaires fixée à 1000 dirhams mensuels nets a été accordée en deux tranches, au profit des fonctionnaires des administrations publiques, des collectivités territoriales et des établissements publics, en plus de l’augmentation de la valeur des allocations familiales, de l’amélioration du quota de la promotion et de l’augmentation du salaire minimum dans ce secteur. Le coût financier annuel de ces mesures a dépassé 14,8 milliards de dirhams. 

Dans le même cadre, le gouvernement a veillé, grâce au dialogue social sectoriel, à mettre en œuvre une série de mesures qui ont permis d’améliorer le revenu des fonctionnaires, particulièrement dans le secteur de l’Education Nationale pour un coût financier de plus de 18,47 milliards de dirhams, dans le secteur de la Santé avec une répercussion financière d’environ 4 milliards de dirhams, ainsi que dans le secteur de l’Enseignement Supérieur pour un coût financier annuel de 2 milliards de dirhams.

Ces mesures ont permis d’augmenter le salaire moyen net dans le secteur public, qui est passé de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une hausse globale de près de 29%, en plus de l’augmentation du salaire minimum  mensuel net qui est passé de 3.258 dirhams à 4.500 dirhams, ce qui porte le coût financier global annuel de l’ensemble des mesures prises en faveur du secteur public, y compris les mesures relatives à la révision de l’impôt sur le revenu, a près de 48,3 milliards de dirhams au terme de l’année 2026, et ce coût devrait atteindre 49,7 milliards de dirhams en 2027. 

Au niveau du secteur privé, le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG)dans les activités non agricoles a été augmenté de 20%. Le salaire mensuel net est ainsi passé de 2.828,71 dirhams avant 2021 à 3.422,72 dirhams à partir du 1er janvier 2026, soit une augmentation mensuelle de 594,01 dirhams. 

le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti dans les activités agricoles (SMAG) a été également augmenté de 25%.  Le salaire mensuel net est ainsi passé de 1.994,2 dirhams avant 2021 à 2.533,44 dirhams à partir du 1er avril 2026, soit une augmentation mensuelle de 539,24 dirhams. 

Dans le volet relatif à la protection sociale, les assurés disposant de 1.320 jours ont pu bénéficier, pour la première fois, de la pension de vieillesse, grâce à la baisse de la condition du nombre de jours cotisés de 3240 à 1320 jours, et ce avec effet rétroactif englobant les assurés mis à la retraite en date du 1er janvier 2023. 

Il a été également permis aux assurés ayant atteint l’âge légal de la retraite et disposant de moins de 1320 jours de cotisations, ou à leurs ayant-droits en cas de décès, de récupérer la part de cotisation patronale, en plus de la part du salarié comme cela était en vigueur auparavant. 

Articles qui pourraient vous intéresser

Mardi 05 Mai 2026

Dialogue social : Entre assurances du gouvernement et scepticisme des syndicats

Lundi 27 Avril 2026

Dialogue social : Le soutien au pouvoir d'achat va coûter près de 50 Mds de DH d’ici fin 2026

Lundi 27 Avril 2026

Prix des carburants : Un coût mensuel d’environ 1,6 Md de dirhams pour le gouvernement depuis mi-mars

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required