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Frappes américano-israéliennes en Iran : Khamenei tué, Téhéran promet vengeance

Frappes américano-israéliennes en Iran : Khamenei tué, Téhéran promet vengeance

L’escalade militaire entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël a franchi un seuil inédit. L’armée israélienne affirme avoir tué une quarantaine de hauts gradés iraniens lors d’une frappe initiale d’ampleur, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. 

Une annonce qui bouleverse l’équilibre politique et religieux de la République islamique et plonge la région dans une zone de turbulences majeures.

A Téhéran, la réaction n’a pas tardé. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a promis de venger la mort de celui qu’il a qualifié de «plus haute autorité politique de la République islamique d’Iran et d’un éminent chef du chiisme dans le monde». 

Dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat, il a estimé que cette disparition constituait une «déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde». 

Selon lui, venger Khamenei est un «droit et un devoir légitime» pour la République islamique.
Depuis samedi matin, l’Iran est la cible de frappes américaines et israéliennes.

En riposte, Téhéran a lancé des missiles contre Israël ainsi que contre des Etats du Golfe abritant des bases américaines. Cette spirale de représailles fait craindre un embrasement régional aux conséquences difficiles à contenir.

Sur la scène internationale, Moscou a vivement réagi. Dans une lettre adressée à son homologue iranien et publiée par le Kremlin, le président russe Vladimir Poutine a présenté ses «plus sincères condoléances pour l’assassinat» d’Ali Khamenei, estimant que l’acte avait été «perpétré dans une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international».

A l’intérieur du pays, les autorités iraniennes ont engagé un processus de transition. 

Alireza Arafi, dignitaire religieux et membre de l’Assemblée des experts ainsi que du Conseil des gardiens de la Révolution, a été nommé au sein d’un triumvirat chargé d’assurer l’intérim.

Cette instance, qui comprend également le président Massoud Pezeshkian et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, dirigera le pays jusqu’à ce que l’Assemblée des experts élise un nouveau guide suprême «dans les meilleurs délais», selon les autorités.

La disparition du guide suprême, figure centrale du système politique iranien depuis des décennies, ouvre une période d’incertitude profonde.

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