À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, célébrée vendredi, les principales centrales syndicales ont investi les rues de Casablanca pour porter un ensemble de revendications centrées sur l’amélioration des conditions de vie des salariés et des retraités.
Dans les grandes artères de la métropole, les cortèges ont rassemblé militants et sympathisants autour de mots d’ordre appelant à une revalorisation des pensions et des salaires. Les syndicats ont particulièrement insisté sur la nécessité d’indexer les retraites au coût de la vie, afin de garantir une protection sociale effective et de préserver la dignité des retraités.
Les organisations syndicales, parmi lesquelles l’Union Marocaine du Travail, la Confédération Démocratique du Travail, l’Union Générale des Travailleurs du Maroc, l’Union Nationale du Travail au Maroc et la Fédération Démocratique du Travail, ont également appelé à une hausse des rémunérations dans les secteurs public et privé. Une revendication portée dans un contexte marqué par la pression inflationniste, la hausse des prix et un environnement international incertain, autant de facteurs pesant sur le pouvoir d’achat.
Au-delà des questions salariales, les manifestants ont mis en avant l’importance du respect des libertés syndicales et de l’application effective du Code du travail, considérés comme des prérequis à un dialogue social équilibré. Les centrales ont, dans ce cadre, réaffirmé leur détermination à poursuivre leur mobilisation, avec pour objectif de défendre les acquis sociaux et d’obtenir des avancées concrètes en faveur des travailleurs.
Dans leurs prises de parole, elles ont également souligné le rôle structurant de la classe ouvrière dans le fonctionnement de l’économie nationale, la qualifiant de pilier essentiel du cycle économique et social.
Par ailleurs, les syndicats ont réitéré leur attachement aux constantes nationales, en tête desquelles l’intégrité territoriale du Royaume, saluant les avancées enregistrées par la diplomatie marocaine sous la conduite de Mohammed VI. Ils ont, en outre, exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et soutenu son droit à l’établissement d’un État indépendant avec Al-Qods pour capitale.
Une mobilisation qui, au-delà de sa dimension revendicative, reflète les tensions persistantes autour du pouvoir d’achat et les attentes d’une classe ouvrière en quête de réponses concrètes.