Les Etats-Unis ont lancé, dans la nuit de mercredi à jeudi, une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, en représailles à une tentative d'attaque de missiles visant leurs forces déployées au Moyen-Orient.
Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), des dizaines de cibles liées au Corps des gardiens de la Révolution islamique ont été visées, notamment des centres de commandement, des installations de missiles et de drones, ainsi que des capacités maritimes.
Washington affirme que cette opération répond au tir de plusieurs missiles balistiques iraniens, tous interceptés avant d'atteindre les troupes américaines.
Le président Donald Trump avait annoncé quelques heures auparavant une riposte "très forte" contre Téhéran.
Les médias iraniens font état d'au moins trois morts, membres d'une même famille, dans une frappe ayant touché une habitation sur l'île de Qeshm, dans la province d'Hormozgan.
Parallèlement, la Jordanie a annoncé avoir intercepté cinq missiles tirés depuis l'Iran, sans faire de victimes, tandis que le Koweït a signalé la mort d'un travailleur après une frappe ayant touché une entreprise chinoise.
Dans ce contexte de reprise des hostilités, le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, a indiqué que des discussions étaient en cours entre Washington et Téhéran pour tenter d'obtenir une désescalade, notamment autour du détroit stratégique d'Ormuz.
Malgré cette ouverture diplomatique, les échanges de frappes alimentent les craintes d'un élargissement du conflit à l'ensemble de la région.