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Pétrole : L’incertitude fait flamber les cours

Pétrole : L’incertitude fait flamber les cours

Le pétrole a brièvement bondi de plus de 30% ce lundi, à près de 120 dollars, faisant plonger les marchés et laissant planer l’ombre d'un choc inflationniste. 

Les cours des hydrocarbures se sont envolés et les marchés sont en recul ce lundi, nourrissant des craintes de crise économique majeure après la désignation, dans un Iran en pleine guerre, de Mojtaba Khamenei comme guide suprême pour succéder à son père.

La République islamique, attaquée par les Etats-Unis et Israël il y a dix jours, poursuit ses attaques contre Israël et les infrastructures des pays du Golfe, riches en hydrocarbures et qui abritent des bases militaires américaines.

Une frappe a ainsi provoqué un incendie dans le complexe de raffinage d'Al-Maameer, à Bahreïn, selon un média d'Etat. Et entre blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), dommages aux infrastructures énergétiques et craintes sur la stabilité de la région, les marchés sont confrontés à des perturbations dont l’issue est méconnue.

Les Bourses européennes de Paris, Francfort et Londres perdaient entre 1% et 2% à la mi-journée. En Asie, Tokyo a clôturé sur un plongeon de quelque 5%, tandis que Séoul dévissait de 6%.

Le prix du baril a brièvement dépassé les 118 dollars, au plus haut depuis l'été 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Depuis le début de la guerre le 28 février, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, a enregistré une hausse de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte.

La crainte d’une pénurie écartée

L'AIE, créée en 1974 après le choc pétrolier, impose à sa trentaine de pays membres de détenir en permanence des stocks de pétrole équivalents à au moins 90 jours d'importations nettes de pétrole, afin d'amortir des chocs comme l’actuel conflit au Moyen-Orient qui viendrait à durer. Les Etats membres devront informer la Commission lorsqu'ils libèrent ces stocks. 

Selon plusieurs médias financiers européens, les ministres des Finances du G7 doivent se réunir en visioconférence ce lundi et le recours aux réserves stratégiques de pétrole serait une option envisagée. Une libération conjointe comprise entre 300 et 400 millions de barils, soit l’équivalent d’environ 25% à 30% du total de barils détenus en réserve pourrait être mise en œuvre.

Les marchés de l'énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé.

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