Washington intensifie la pression sur Téhéran, entre restrictions maritimes, sanctions financières et blocage des négociations.
Le blocus naval instauré par les États-Unis contre l’Iran depuis la mi-avril a entraîné une perte estimée à 4,8 milliards de dollars de recettes pétrolières pour Téhéran, selon des responsables du Pentagone cités par la presse américaine.
Présenté comme un levier de pression, ce dispositif vise à contraindre l’Iran à abandonner ses ambitions nucléaires militaires dans un contexte de négociations au point mort. Sur le terrain, le United States Central Command affirme avoir empêché 45 navires de quitter les ports iraniens depuis le début de l’opération, les contraignant à rebrousser chemin pour garantir le respect du blocus.
Les forces américaines poursuivent leurs patrouilles dans les eaux internationales afin d’assurer l’application de ces mesures, tandis que l’administration de Donald Trump a renforcé la pression économique en annonçant une nouvelle série de sanctions visant les circuits financiers liés à l’Iran.
Washington a également mis en garde les navires susceptibles de s’acquitter de redevances auprès des autorités iraniennes pour franchir le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Dans ce climat de tension, le président américain s’est déclaré « insatisfait » de la dernière proposition iranienne visant à relancer les discussions en vue d’un accord de paix, laissant entrevoir une impasse persistante dans les négociations.