L’Union européenne affiche sa volonté de garantir une circulation “sûre et sans entrave” des navires dans le détroit d’Ormuz, a affirmé mercredi le président du Conseil européen, Antonio Costa.
À l’issue d’une tournée dans le Golfe, marquée par des échanges avec les dirigeants des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et du Qatar, Antonio Costal a insisté sur l’urgence de rétablir la liberté de navigation dans ce passage stratégique.
Cette priorité s’inscrit dans les discussions autour de la création d’une coalition internationale, soutenue notamment par la France et le Royaume-Uni, en vue de renforcer la sécurité maritime dans la région.
Artère essentielle pour l’économie mondiale, les chaînes d’approvisionnement et le commerce international, le détroit d’Ormuz reste au cœur des préoccupations européennes. Bruxelles appelle également à une désescalade des tensions au Moyen-Orient, invitant les parties à capitaliser sur le récent cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
L’UE souligne, par ailleurs, ses inquiétudes concernant le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques, le soutien des groupes armés et les entraves aux routes maritimes.
La fermeture actuelle du détroit est jugée “très préjudiciable” pour l’Union. Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la facture des importations de combustibles fossiles a augmenté de plus de 22 milliards d’euros depuis le début du conflit, sans apport énergétique supplémentaire, illustrant l’ampleur des répercussions économiques pour les Vingt-Sept.
M.L