Au moins cinq manifestants ont été tués dimanche au Soudan, lors de nouveaux rassemblements organisés à l'appel du principal mouvement de la contestation pour réclamer au Conseil militaire de transférer le pouvoir aux civils, selon un comité de médecins.
"Quatre morts ont été rapportés à Oumdarman (ville voisine de la capitale Khartoum) et un cinquième dans la ville d'Atbara, dans le centre du pays", a indiqué sur son compte Twitter ce comité de médecins proche de la contestation.
En début de soirée, le numéro deux du Conseil militaire de transition, le général Mohammed Hamdan Daglo, a affirmé que des tireurs isolés avaient visé dimanche des civils et des paramilitaires lors de ces manifestations de masse, les plus importantes depuis la dispersion le 3 juin d'un sit-in de manifestants devant le QG de l'armée dans la capitale.
"Il y a des snipers qui tirent sur les gens près d'un hôpital militaire à Oumdarman. Ils ont tiré sur trois paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) et sur peut-être cinq ou six citoyens", a-t-il déclaré lors d'une allocution retransmise à la télévision publique.
Un Conseil militaire a pris le pouvoir au Soudan depuis la destitution en avril du président Omar el-Béchir.■