Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis signeraient dimanche un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoyant la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, une information non confirmée à ce stade par Téhéran.
Ajoutant à l'incertitude, l'armée israélienne a annoncé avoir mené dimanche des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, en représailles à des tirs de drones ayant touché le territoire israélien depuis le Liban. Or, l'Iran a déjà prévenu Israël que viser la capitale libanaise constituait une ligne rouge, justifiant ainsi des tirs de missiles contre l'Etat hébreu il y a une semaine.
A l'issue d'une semaine marquée par de nouvelles attaques entre la République islamique d'une part et les Etats-Unis et Israël d'autre part, Washington et Téhéran ont indiqué avoir réalisé d'importants progrès vers un compromis.
Mais les informations qui ont fuité sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés, présentent encore des divergences.
Et l'agence de presse Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a assuré dimanche que l'Iran n'avait "pas encore pris ni annoncé sa décision finale" sur une signature, alors que la possibilité d'un tel règlement suscite l'opposition de certains ultraconservateurs. Samedi soir, Fars avait diffusé une vidéo montrant des dizaines de manifestants hostiles au ministre des Affaires étrangères.
Le président américain, qui a déjà annoncé de nombreuses fois qu'un accord était imminent sans que cela ne se concrétise, a ensuite assuré que la signature était "prévue" pour dimanche, jour de ses 80 ans.
"Dès qu'il aura été signé, le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que les Iraniens "ne voulaient plus d'arme nucléaire".
La diplomatie iranienne a de son côté évoqué samedi un accord dans "les prochains jours" mais pas dimanche, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.
En attendant, une délégation du Qatar, pays participant aux efforts de médiation aux côtés du Pakistan, est arrivée dimanche à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate.
Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire, Donald Trump sera aussi confronté dans les jours à venir aux dirigeants des grandes puissances lors du sommet du G7 en France, certains n'ayant pas caché leur mécontentement de subir les conséquences d'une opération déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes.
La guerre a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.