Le haut-commissariat au Plan, dans son Budget économique prévisionnel 2026, anticipe une accélération de la croissance économique nationale à 5% en 2026, après 4,7% en 2025.
Cette dynamique serait soutenue par une nette reprise du secteur agricole, dont la valeur ajoutée devrait bondir de 10,4%, favorisée par des conditions climatiques plus favorables et la reconstitution progressive du cheptel national. Les activités non agricoles continueraient, quant à elles, d’évoluer à un rythme solide autour de 4,3%, portées par l’industrie, le BTP et les services marchands
La demande intérieure resterait le moteur principal de la croissance. La consommation des ménages progresserait de 4,1%, soutenue par la revalorisation des revenus et l’atténuation des pressions inflationnistes, tandis que l’investissement brut conserverait une trajectoire dynamique grâce aux grands chantiers d’infrastructures et aux préparatifs des manifestations internationales à venir.
Cette vigueur de l’investissement devrait toutefois maintenir un niveau élevé des importations, contribuant à un déficit commercial estimé à 21,1% du PIB en 2026.
Sur le plan budgétaire, l’Etat bénéficierait de la poursuite de la réforme fiscale et d’une amélioration des recettes ordinaires, permettant une réduction progressive du déficit budgétaire à 3,2% du PIB en 2026.
Parallèlement, la dette publique globale suivrait une trajectoire descendante, pour atteindre 77,5% du PIB, confirmant l’effort d’assainissement des finances publiques engagé ces dernières années.
Dans un environnement international marqué par une croissance mondiale modérée et des cours des matières premières en repli, ces projections traduisent la volonté du Maroc de consolider ses fondamentaux économiques tout en poursuivant sa transformation structurelle.