Le Projet de loi de finances 2027 prévoit un déficit budgétaire de 58,7 milliards de dirhams, soit 3% du PIB. Pour atteindre cette cible tout en poursuivant les investissements et les engagements sociaux, le cadrage repose sur une mobilisation accrue des recettes fiscales.
Celles-ci devraient atteindre 423,5 milliards de dirhams, en progression de 15,6% par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026.
L’impôt sur les sociétés constituerait un moteur important de cette hausse, avec 124,8 milliards de dirhams attendus, soit une augmentation de 32,2%. Les recettes de l’impôt sur le revenu seraient de 71,3 milliards et celles de la TVA de 125,3 milliards.
Les recettes ordinaires nettes, hors part de TVA versée aux collectivités territoriales, s’établiraient à 470,1 milliards de dirhams.
Les dépenses totales, y compris celles des services de l’État gérés de manière autonome et des comptes spéciaux du Trésor, atteindraient 528,8 milliards de dirhams. L’enveloppe d’investissement prévue serait de 117,6 milliards, en hausse de 2,4% par rapport aux prévisions de 2026.
La charge des intérêts de la dette représenterait 43,9 milliards de dirhams, soit 2,3% du PIB.
L’équilibre du projet dépendra notamment de la réalisation des recettes attendues et de la maîtrise de l’exécution des dépenses, dans un contexte de croissance prévue à 3,7%.