Au cœur des discussions, la complexité des procédures administratives, que la CGEM considère comme un obstacle majeur au développement des entreprises. Pour la confédération patronale, la dématérialisation ne suffit plus. Il s’agit désormais de revoir en profondeur les démarches pour les rendre plus simples et plus rapides. Parmi les pistes avancées figure le recours, pour certaines activités, à des cahiers des charges clairement définis en remplacement des autorisations préalables.
Comme autre levier identifié, l’ouverture et la valorisation des données, notamment publiques, afin de favoriser l’émergence de nouveaux services et de solutions innovantes portées par les entreprises et les startups. Les échanges ont également porté sur la place que le Maroc entend occuper dans la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Un enjeu qui renvoie directement à la question des compétences, avec la nécessité d'adapter les formations, dans les établissements publics comme privés, aux besoins du marché.
La question des startups a, elle aussi, été abordée. Les deux parties ont souligné l’importance de disposer d’une définition commune et opérationnelle de ces structures, notamment pour harmoniser leur accès aux marchés publics et aux différents mécanismes de soutien et d’accompagnement.
À l’issue de cette séance de travail, la CGEM et le ministère ont convenu d’engager, à court terme, plusieurs chantiers communs autour de ces priorités. L’objectif affiché est de faire de la simplification administrative et de la transformation numérique des leviers concrets d’accélération de l’investissement et de compétitivité de l’économie marocaine.