Une journaliste de Chouf TV, Fatima Zahra Rajmi, aurait été agressée alors qu’elle effectuait une couverture journalistique à Oued Ifrane. Au-delà des circonstances et des responsabilités qui restent à établir, cet incident remet au premier plan une exigence fondamentale : un journaliste doit pouvoir exercer son métier sans subir violence, intimidation ou entrave.
Selon les informations relayées par plusieurs médias, Fatima Zahra Rajmi, journaliste à Chouf TV, aurait été victime d’une agression alors qu’elle se trouvait à Oued Ifrane dans le cadre d’une couverture de terrain. L’incident serait survenu dans un contexte lié à la campagne électorale.
Des accusations mettent en cause des personnes présentées comme appartenant à l’entourage ou aux sympathisants d'un responsable politique. À ce stade, ces éléments doivent toutefois être considérés comme des allégations, dans l’attente de l’établissement précis des faits et des responsabilités par les autorités compétentes.
L’affaire dépasse néanmoins le différend entre une formation politique et une entreprise de presse. Elle pose directement la question des conditions dans lesquelles les journalistes peuvent exercer leur métier sur le terrain, particulièrement dans un contexte électoral où les tensions peuvent être exacerbées.
Quelles que soient les divergences avec la ligne éditoriale d’un média, elles ne peuvent justifier une agression, une menace ou une entrave physique au travail d’un journaliste.
La profession est directement concernée. Aujourd’hui, il s’agit d’une journaliste de Chouf TV ; demain, n’importe quel reporter couvrant une manifestation, une campagne électorale ou un sujet sensible peut se retrouver confronté à la même situation.
La journaliste avait par ailleurs déjà déclaré avoir été victime d’une agression lors d’un reportage à Bouskoura en juin dernier, une affaire qui avait suscité des réactions de solidarité dans la profession.