Le tribunal de première instance de Tanger a prononcé, ce jeudi 1er janvier, une peine de trois ans de prison ferme à l’encontre du TikToker Adam Benchekroun, assortie d’une interdiction d’accès et d’utilisation des réseaux sociaux pour une durée de dix ans.
Lors de l’audience, le ministère public a requis une sanction plus lourde, estimant que les faits reprochés présentent un caractère particulièrement grave et portent atteinte aux valeurs morales et sociales de la société marocaine. Le parquet a insisté sur la dangerosité du contenu diffusé et sur son impact potentiel, notamment auprès des jeunes publics.
De son côté, la défense a plaidé l’irresponsabilité pénale partielle de son client, affirmant qu’il était mineur au moment des faits. Les avocats ont également pointé l’absence, selon eux, d’expertises numériques probantes permettant d’établir formellement son implication directe dans les vidéos incriminées. Ils ont soutenu que le TikToker aurait été instrumentalisé par des adultes, rejetant en bloc les accusations liées au proxénétisme et à l’atteinte à la pudeur publique.
Pour rappel, le ministère public avait poursuivi le prévenu pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’atteinte à la pudeur publique, la diffamation, l’incitation à commettre des actes délictueux, ainsi que l’enregistrement et la diffusion d’images de personnes sans leur consentement.