La situation se tend davantage dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial, où incidents militaires et attaques ciblées se multiplient sur fond de fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient.
Les Emirats arabes unis ont fermement condamné une attaque iranienne visant un pétrolier de la compagnie nationale ADNOC, ciblé par deux drones alors qu’il transitait par ce passage stratégique.
Dans un communiqué officiel, Abou Dhabi dénonce une violation du droit international et de la liberté de navigation, accusant les Gardiens de la révolution d’agir comme des «pirates» et de menacer directement la stabilité régionale ainsi que la sécurité énergétique mondiale.
Les autorités émiraties, qui indiquent avoir intercepté 12 missiles balistiques, 3 missiles de croisière et 4 drones iraniens, ont appelé Téhéran à cesser immédiatement ces actions et à garantir la réouverture sécurisée du détroit.
Dans le même temps, les Etats-Unis ont intensifié leur présence militaire dans la zone. Le président Donald Trump a annoncé la destruction de sept embarcations iraniennes, accusées d’avoir ouvert le feu sur des navires de pays tiers, dont un cargo sud-coréen.
Washington a également lancé une opération d’escorte maritime, baptisée «Project Freedom», destinée à sécuriser le passage des navires commerciaux bloqués depuis plusieurs semaines. Selon le commandement américain, des missiles et drones iraniens ont été interceptés, tandis que plusieurs embarcations jugées menaçantes ont été neutralisées.
Cette confrontation directe s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes. L’Iran conteste les versions américaines et nie toute destruction de ses navires, tandis que les frappes et incidents se poursuivent dans plusieurs zones périphériques, notamment aux Emirats et à Oman.