L’Iran a annoncé dimanche avoir désigné un successeur au guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février lors des premières frappes de l’offensive américano-israélienne contre la République islamique.
L’information a été confirmée par des membres de l’Assemblée des experts, l’organe chargé d’élire le plus haut dirigeant du pays. Le nom du nouveau guide suprême n’a toutefois pas été rendu public.
Depuis plusieurs jours, deux noms circulaient avec insistance à Téhéran : celui de Mojtaba Khamenei, fils du défunt dirigeant et figure influente du régime, ainsi que celui d’Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.
Cette succession intervient dans un contexte de guerre ouverte avec Israël et les Etats-Unis, qui poursuivent leurs frappes sur plusieurs villes iraniennes.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des dépôts pétroliers situés à Téhéran et dans ses environs ont été touchés, provoquant d’importants incendies et un épais nuage de fumée au-dessus de la capitale.
La distribution de carburant a été temporairement suspendue dans la ville en raison des dégâts sur les infrastructures, selon les autorités locales. L’armée israélienne affirme avoir visé des installations utilisées pour soutenir les infrastructures militaires iraniennes et annonce poursuivre ses frappes contre des sites militaires «à travers l’Iran».
Alors que le conflit entre dans son neuvième jour, Téhéran assure être capable de soutenir «au moins six mois de guerre intense». Les Gardiens de la Révolution affirment avoir frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes dans la région depuis le début des hostilités.
Le conflit déborde désormais largement les frontières iraniennes.
Des attaques de missiles et de drones ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, notamment au Koweït et à Bahreïn, tandis qu’une frappe israélienne contre un hôtel du centre de Beyrouth a fait au moins quatre morts et dix blessés.