Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que la guerre contre l’Iran était «quasiment finie», un peu plus d’une semaine après le lancement des frappes israélo-américaines contre la République islamique.
Dans un entretien accordé à la chaîne CBS depuis Miami, le locataire de la Maison Blanche a assuré que l’appareil militaire iranien avait été largement neutralisé.
«Ils n’ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d’armée de l’air. Leurs missiles sont dispersés. Leurs drones sont détruits de toutes parts, y compris leurs usines de fabrication. Si vous regardez bien, il ne leur reste plus rien. Militairement, il ne leur reste plus rien», a-t-il déclaré.
Selon le président américain, l’opération militaire progresse plus rapidement que prévu. Il estime que le conflit est «très en avance» sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué au début des frappes, le 1er mars.
Cette déclaration intervient dans un contexte de bouleversement politique en Iran. Après la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine, l’Assemblée des experts a désigné son fils, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême.
Un choix qui a suscité l’irritation de Washington. «Je ne suis pas content. Ils ont fait une grande erreur», a réagi Donald Trump dans un entretien téléphonique accordé à NBC, allant jusqu’à prédire que le nouveau dirigeant «ne tiendra pas longtemps» sans l’aval des Etats-Unis.
Malgré les déclarations optimistes de Washington, la situation reste instable au Moyen-Orient.
L’Iran continue de lancer des missiles et des drones contre Israël ainsi que contre certaines installations pétrolières dans le Golfe, provoquant une hausse des prix du pétrole et alimentant les inquiétudes sur l’économie mondiale.
De son côté, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio accuse Téhéran de chercher à «prendre le monde en otage», tandis que plusieurs alliés régionaux de l’Iran, dont le Hezbollah libanais, ont déjà prêté allégeance au nouveau guide suprême.
Dans ce contexte tendu, la guerre semble peut-être proche de son dénouement militaire, mais ses conséquences géopolitiques, elles, pourraient durer bien plus longtemps.