Le président américain Donald Trump a annoncé ce samedi le lancement d’une opération militaire d’envergure contre l’Iran, baptisée «Fureur épique», qu’il présente comme une réponse à des menaces «imminentes» émanant du régime iranien.
Dans une allocution vidéo diffusée sur son réseau Truth Social, il a évoqué des frappes «majeures» et «massives» visant à détruire les capacités balistiques iraniennes, à neutraliser son industrie de missiles et à affaiblir sa marine.
Au-delà des objectifs militaires, Donald Trump a tenu un discours politique particulièrement offensif. Il a appelé explicitement la population iranienne à renverser ses dirigeants, estimant que «l’heure de la liberté» était venue.
Il a exhorté les Iraniens à «s’emparer du pouvoir» une fois l’opération achevée, affirmant que les États-Unis les soutiendraient avec «une force écrasante».
Dans le même temps, il a averti les civils des dangers imminents, les invitant à rester à l’abri face aux bombardements annoncés.
Le président américain a reconnu que l’intervention pourrait entraîner des pertes dans les rangs américains, admettant que des soldats pourraient y laisser la vie.
Cette offensive intervient alors qu’il s’était souvent présenté comme critique des interventions militaires passées des États-Unis, notamment en Afghanistan.
Toutefois, depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, il a déjà ordonné plusieurs opérations importantes, dont des frappes contre des sites nucléaires iraniens en juin.
Donald Trump justifie cette nouvelle action par la nécessité d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Il affirme que Téhéran a refusé toutes les propositions visant à limiter son programme atomique et qu’il cherche à reconstruire ses capacités après les précédentes frappes.
Il accuse également l’Iran de vouloir développer des missiles à longue portée susceptibles de menacer directement le territoire américain.
L’opération a été lancée sans consultation formelle du Congrès, ce qui suscite des critiques de l’opposition démocrate et certaines réserves au sein du camp républicain.
Sur le plan international, cette escalade survient après l’échec de discussions indirectes entre Washington et Téhéran à Genève.
En parallèle, l’armée israélienne a annoncé un renforcement significatif de ses forces, coordonné avec les États-Unis, accentuant le risque d’une extension du conflit à l’échelle régionale.