Le coût des dépenses fiscales au Maroc atteint 38,015 milliards de dirhams en 2026 contre 33,426 milliards en 2025, soit une progression de 13,7%.
Le rapport accompagnant le projet de Loi de Finances pour 2027 recense 283 mesures dérogatoires, dont 241 ont été évaluées.
La hausse provient principalement des droits d’importation, dont les dépenses fiscales augmentent de 117,9% à 5,284 milliards de dirhams.
L’exonération des biens d’équipement, matériels et outillages acquis par certaines entreprises s’engageant à investir au moins 50 millions de dirhams pèse particulièrement lourd : son coût passe de 1,461 milliard à 4,491 milliards de dirhams.
La TVA reste néanmoins le premier impôt concerné, avec 17,848 milliards de dirhams de dépenses fiscales, soit 47% du total. Les ménages représentent 48,8% du montant global, devant les entreprises à 46,1%.
Le poids des dispositifs anciens demeure prépondérant. Les mesures adoptées avant 2021 représentent 86% des dérogations recensées et 93% du coût constaté en 2026.
Ces montants correspondent à des recettes auxquelles l’État renonce par rapport au régime fiscal de référence. Leur évaluation ne mesure pas, à elle seule, l’efficacité économique ou sociale des avantages accordés.