L’Office national de l’électricité et de l’eau potable doit financer une transformation de grande ampleur tout en faisant face à une situation financière dégradée.
Son plan d’équipement 2026-2030 prévoit 177 milliards de dirhams d’investissements pour la branche électricité et 42,1 milliards pour la branche eau.
Le programme électrique comprend notamment l’intégration de 14,34 gigawatts de capacités renouvelables, le renforcement du réseau de transport et le développement des interconnexions et du stockage.
Dans l’eau, l’Office prévoit une capacité de production additionnelle de 2,68 millions de mètres cubes par jour, provenant principalement du dessalement.
Ces ambitions interviennent alors que l’ONEE a enregistré une perte nette de 6,96 milliards de dirhams en 2025. Selon les prévisions de clôture du rapport sur les établissements et entreprises publics, celle-ci pourrait atteindre 8,63 milliards en 2026.
La réorganisation de l’Office repose notamment sur son retrait des activités de distribution, désormais transférées aux Sociétés régionales multiservices, ainsi que sur la préparation de sa transformation en société anonyme.
Le rapport insiste sur la soutenabilité de son modèle économique et financier. L’enjeu est d’assurer simultanément la continuité du service, l’expansion des capacités et le financement de la transition énergétique.
À fin 2025, les renouvelables représentaient 46,1% de la puissance électrique installée au Maroc, mais 23,4% de la production nationale d’électricité.